Carnet pratique

 

Langage

 

Transport

 

Logement

 

Nourriture

 

Budget

 

 

Une bonne généralité pou commencer : la Chine est un grand pays !

 

Si bien que malgré un mois là bas, nous n’avons parcouru qu’une petite partie du territoire. Aussi nous vous parlerons ici des transports, logements et nourriture des endroits que nous avons fréquentés, depuis la frontière Laotienne jusqu’à Hong Kong en passant par les montagnes du Sichuan.

 

Langage :

 

Un point langage s’impose pour débuter ce chapitre.  langage Chine

Autant vous le dire tout de suite, dans l’ouest du pays, l’immense majorité des Chinois ne connaissent pas un mot d’anglais. Certains connaissent « hello », et une poignée parle la langue de Shakespeare. Il faut reconnaître que le pays n’a pas véritablement été ouvert sur l’international. Si la politique change, les mœurs restent encore les même.

Aussi, pour vous faire comprendre, vous devrez utiliser… le chinois.

En fait le chinois ne veut pas dire grand chose. La Chine a de nombreux langages, parmi lesquels le cantonais, parlé au sud du pays et à Hong Kong, et le mandarin, la langue de Pékin que l’on désigne souvent par « chinois ». D’autres langues sont parlées en fonction des régions mais sur notre route, nous avons toujours rencontré des gens parlant un minimum le mandarin.

Un guide de conversation franco-mandarin semble indispensable sauf si vous êtes le roi du mime (allez, on veut voir: « je veux aller à Xiangcheng par le bus de 8h40 » en mime)

Le lonely planet et le guide du routard font d’excellents guides de conversation.

Loin des croyances populaires, le mandarin n’est pas si compliqué que çà ! Il est juste très différent du français.

Pas de conjugaison, pas de temps, une grammaire plutôt simple. Une phrase se construit avec le sujet, particule verbale, un déterminant accordé au COD (si c’est un animal, un lieu, un homme, ce déterminant n’est pas le même. Par défaut on utilise « ge ») ensuite vient le COD.

Si on veut poser une question, la phrase est la même mais on ajoute « ma » à la fin.

 

Exemple :

Wo             xiang mai                 yii                  ge                         piao

Je               veux  acheter            un                                             ticket

Sujet             verbe                  nombre             déterminant             COD

 

Et à l’interrogatif

Ta xiang Mai Yii ge piao ma ?

Tu veux acheter un ticket ?

 

Où est la difficulté dans tout çà ?

Et bien la difficulté réside à l’oral dans les accents sur chaque syllabe. Il existe cinq accents et chaque mot, en fonction de l’accent utilisé, n’a pas le même sens. Aussi la phrase du dessus signifie que vous voulez acheter un ticket, mais mal prononcé, un Chinois comprendra autre chose. En l’occurrence « mai » signifie acheter, mais aussi « vendre » avec un autre accent. Pratique…

 

Aussi un même mot peut avoir 5 sens différents.

Notre petit conseil : face à votre interlocuteur, essayez tous les accents jusqu’à ce qu’il comprenne. Avec un peu de gestuelle, vous ne devriez pas avoir de mal à vous faire comprendre.

A l’inverse, pour démêler ce que vous raconte votre interlocuteur, c’est plus difficile mais ca vient en écoutant. Il ne faut pas avoir peur d’essayer, c’est la meilleure façon de progresser.

 

Si les langues diffèrent en fonction des provinces, l’écrit est le même pour tous.

 

Aussi les séries télé sont sous titrées, si bien que si la langue du film est le mandarin, un Ouigur pourra le comprendre.

A l’ecrit, les Chinois utilisent des sinogrammes, chacun signifient un mot, une idée. Préparez vous à en retenir quelques uns, ne serait ce que pour savoir ce que vous commandez au restaurant…parlez chinois

Pour le nom des villes, un guide de voyage avec le nom écrit en Chinois vous sera très utile, ne serait ce que pour le montrer au chauffeur et vous assurer que vous êtes dans le bon bus !

Depuis 1958, le Pinyin a été adopté pour transcrire phonétiquement le mandarin, comme dans l’exemple vu plus haut mais avec des accents.

 

Pas trop découragé ? Tant mieux car il vaut mieux baragouiner quelques mots pour savourer son voyage en Chine. Vous verrez, vous apprendrez vite et les Chinois sont toujours ravis de pouvoir discuter avec des « yangrèn » 

 

Transport

 

En pleine croissance économique, on ne doute pas un seul instant que les transports de la côte est, de Pekin à Canton en passant par Shanghai, soient à la pointe de la technologie.

On en parlera quand on y retournera. Pour l’heure, intéressons nous à l’ouest du pays.

 

            Transport urbain

 

Velo chine

Dans les grandes villes comme Chengdu ou Kunming et même dans les petites d’à peine un million d’habitants (un village quoi…) on trouve des taxis, des bus à deux étages, des vélos.

Un métro est prévu à Chengdu mais le projet n’était pas terminé lors de notre passage.

Les rues des villes sont souvent très large et aérées. Le trafic est dense et il n’y a pas autant de bicyclettes que l’on avait imaginé. 

Au sud du Yunnan, vous pourrez faire les tour des magnifiques rizières en terrasse de Yuanyang en minivan, au départ de Xintié.

Le minivan fait également office de taxi dans les régions reculées.

 

Hong Kong

 

bus hong kongHong Kong dispose d’une ligne de métro flambant neuve qui relie l’île de Hong Kong à Kowloon sur le continent, et qui rejoint également les nouveaux territoires au nord, l’aéroport et Disneyland.

Les bus deux étages et les tramways très fins ne vous feront pas gagner beaucoup de temps. Un funiculaire vous permet de grimper au sommet de Victoria peak, qui surplombe la ville et vous offre un magnifique panorama. 

Vous pourrez prendre un des nombreux taxis qui roulent à gauche, ancienne colonie anglaise oblige.

 

 

 

 

            Transport longue distance

 

-L’avion

Indispensable si vous comptez effectuer de longues distances. Quelques vols pas très chers. Comptez quelques heures pour rejoindre Pekin depuis Kunming dans le Yunnan, et quelques jours en bus ! 2 jours en train.

 

-le train

nous avons pris deux trains lors de notre voyage en Chine, l’un de Chengdu à Chongqing et l’autre de Chongqing à Guilin pendant 20h.

Le train a, à chaque fois été propre et confortable. De la musique est diffusée dans les wagons, souvent une pop chinoise insipide qui à force rend malade (véridique) Des repas sont vendus durant le trajet .

Si vous n’avez pas pris votre ticket depuis une Guest House, vous pourrez vous confronter aux guichets de la gare. N’hésitez pas à avoir votre destination écrite sur papier pour être sûr de ne pas vous tromper.

Les guichets sont situés à l’extérieur des gares dans lesquels on ne rentre que muni de son ticket. Et pourtant les gares sont bondées…

 

-Le bus :

Le bus reliant JiangCheng à Luchu n’au aucun élément de comparaison avec celui reliant Canton à HongKong !

Voici donc un petit tour d’horizon des bus en Chine.

 

Prendre le bus :

RDV à la station de bus (Changtu Qiché zan). Indiquez votre destination au guichet. Des tableaux indiquent parfois les tarifs, à condition de reconnaître votre destination dans la liste.

Autre solution, voir avec votre Guest House si elle propose des tickets de bus. Sur certaines destinations les bus viennent vous chercher à la Guest House. Plus simple et pas forcément plus cher.

Dans les petites villes, la station de bus se résume à une toute petite cabane en guise de guichet.

 

Les voyages en bus :bus tibet

Dans le sud du Yunnan, en partant de la frontière Laotienne vers les rizières de Yuanyang, les bus serpentent sur les montagnes et déposent parfois des villageois avec leur sac de riz ou leurs animaux.

Les bus sont vétustes et le confort est aussi spartiate que les trajets sont longs. 

Rejoindre Chengdu depuis Shangri La et traverser les montagnes Tibétaines en 4 jours de bus relève de l’aventure. Là encore le confort et les amortisseurs ne font pas partie du vocabulaire.

Les gens dans le bus n’ont pas non plus les mêmes mœurs que vous, ils crachent, fument, boivent des alcools de riz, ouvrent votre fenêtre s’ils ont froid quand vous êtes à 4000m d’altitude.bus chine

Mais les paysages sont à couper le souffle et les rencontres avec les moines Tibétains à chaque étape restent un des moments forts de notre voyage.

Nous ne pouvons donc que vous recommander cette aventure !

 

Sur cette route, les checkpoints sont fréquents car on est très proche de la région autonome du Tibet. Certains chauffeurs de bus ont refusé de nous embarquer, probablement pour éviter les ennuis.

Aller au Tibet

La situation change fréquemment. Lors de notre passage, il fallait un permis pour aller au Tibet.

L’obtention du permis nécessitait une inscription via  une agence et un vol en groupe jusqu’à Lhassa (ou un trajet de 4 jours en bus ou en train depuis Chengdu)

Selon nos sources, le coût reviendrait autour de 200€ par personne.

Vos faits et gestes sont surveillés si bien qu’il est assez difficile de découvrir la vraie culture tibétaine au Tibet.

Dans le nord du Sichuan, également très montagneux, vous trouverez des bus du même acabit. La région étant fréquemment touché par des séismes, les routes peuvent aussi être endommagées. Les voyages en sont d’autant plus long !

        
    En dehors de ces zones là, les bus sont plutôt confortables, climatisés et diffusent des films made in Hong Kong avec Jackie Chan ou Jet Li.

Les trajets sont assez longs et certains bus voyagent de nuit. Les couchettes sont minuscules, alors ne vous attendez pas à dormir facilement.

Comme partout ailleurs, certains individus vont essayer de profiter de votre « richesse » d’occidental en vous faisant payer une taxe supplémentaire imaginaire.

 

 

Logement

L’hébergement en Chine est de bonne qualité, les chambres sont climatisées et propres. Vous aurez souvent la télévision et accès à toutes les chaines chinoises dont une en anglais. guest house chine

Dans les endroits reculés, notamment près de la frontière Laotienne, dans les montagnes de l’ouest du Sichuan, les autochtones vous proposeront, à peine sortis du bus, un logement.

A chaque fois la chambre proposée était très propre, très bon marché et introuvable par nos propres moyens.Hotel tibet

Dans les capitales comme à Chengdu ou Kunming, vous trouverez des dortoirs très modernes. Les guest Houses ont souvent un bar restaurant et proposent parfois de réserver les tickets de bus pour vous. 

Si vous êtes de passage à Chengdu, n’hésitez pas à rester à la Sim’s cosy Guest House, créée par deux voyageurs et qui offre tous les services possibles, internet, bar, restaurant, billard, ping pong, librairie, etc…

Vous pourrez y organiser vos voyages vers toute la région et même y réserver votre permis pour le Tibet.dortoir chine

 

Dormir à Jiuzhaigu

Jiuzhaigu est une vallée boisée dont les lacs et les chutes d’eau offrent un spectacle magnifique, dans le nord du Sichuan. L’entrée est payante et il est théoriquement interdit d’y passer la nuit. Néanmoins vous pourrez demander discrètement aux villageois de vous accueillir. Les chambres y sont sommaires mais propres.

Lors de notre passage, nous avons été accueilli par une vieille Tibétaine au visage tanné par le soleil qui nous a introduit dans son salon, a allumé son écran 16/9ème, a zappé sur un match de basket et s’est retourné vers nous, le pouce en l’air en disant « Kobe ! » (Bryant, des Lakers)

 

 

 

Nourriture

Si vous allez manger au restaurant Chinois au coin de la rue en France, vous ne goûterez qu’une petite partie de l’immense variété de cuisines Chinoises.repas chine

Chaque région a ses spécialités, néanmoins elles ont toutes une base commune : le riz !

En chinois, manger se dit « manger le riz », c’est dire l’importance de cet aliment qui nourrit plus de la moitié de la population mondiale. En Chine, et plus généralement en Asie, le riz est célébré, symbole de prospérité, de fertilité.

La nourriture qui s’exporte en France est la cuisine Cantonaise, avec ses raviolis vapeurs et ses nems. On trouve de nombreuses échoppes à Hong Kong.fondue sichuanaise

La cuisine pékinoise est particulièrement renommée grâ à son canard laqué.

La nourriture Setchuanaise (du Sichuan, à l’ouest) est réputée pour être pimentée. Un plat typique est la fondue, avec des brochettes de viande ou de légume dans une marmite d’eau bouillante. 

Concernant les spécialités tibétaines, vous pourrez goûter les momos, que l’on trouve aussi au Népal et dans le nord de l’Inde : une sorte de beignet fourré à la viande ou au légumes.

Le shyapale est une sorte de pâte feuilletée et du bœuf. Enfin le tsampa est un plat de boulette de viande de yak, testé une fois et que les chiens ont, semble t’il, adoré. Pas nous.

 

Hong Kong accueille des restaurants du monde entier. Vous pourrez donc retrouver des spécialités de tout le pays, voire même française si vous avez le mal du pays.

 

Les chinois aiment manger à l’extérieur. D’ailleurs le soir vous trouverez de nombreux stands de brochettes, de nouilles ou de riz que les cuistots prépareront devant vous. petit dejeuner Chinois

Observez la préparation des nouilles à partir d’une pâte que le cuisinier agite dans tous les sens jusqu’à obtenir de fines nouilles.

 

Budget

 

L’ouest de la Chine est bien meilleur marché que l’est, à en croire les témoignages d’autres voyageurs.

1€=8,9Y

 

La monnaie en Chine est le Yuan, également appelée Renminbi. Dans les transactions, on utilise le mot « kwai » pour négocier.  Ar she kwai : 20 Y

 

Hong Kong dispose de sa propre monnaie, le Hong Kong dollar

 

1€=10,5HK$

 

-Transport

Le plus économique est d’aller chercher vos billets à la gare routière ou de train mais certaines Guest Houses peuvent s’en charger pour vous. Dans les autres pays d’Asie, la commission est souvent énorme mais en Chine ça reste raisonnable et c’est beaucoup plus simple.

Le bus est plutôt bon marché.

Comptez 100Y par personne pour les longs trajets, 50Y pour les trajets de 3-4h.

A titre d’exemple, les 4 jours de bus entre Shangri La et Chengdu reviennent à une moyenne de 100Y par bus et par personne pour des trajets de 8h. Rejoindre Jiuzhaigu depuis Songpan à 2h de route coûte environ 30Y par personne.

Les bus couchettes sont plus lent et moins cher que les bus VIP.

Le train est plus économique sur les longues distances mais très lent.

Pour 1500km entre Chengdu et Guilin, le billet couchette nous a coûté environ 30€ par personne pour une durée de 22h accumulées.

 

-Logement :

 

Les prix varient entre la côte est et l’ouest.

Dans le Yunnan et le Sichuan, vous pourrez trouver des chambres très confortables autour de 60-70Y. Le lit en dortoir coûte une trentaine de Yuans.

A Hong Kong, les Guest houses sont réunies dans d’immenses building à Kowloon. En cherchant bien, vous pourrez trouver une minuscule chambre pour 250 HK$. N’hésitez pas à négocier.

 

-Repas

Vraiment bon marché. Un copieux bol de nouilles vous coutera 5Y. Dans les restaurants, comptez une trentaine de Yuans par personnes, sans compter les boissons.

Les tarifs sont plus élevés à Hong Kong mais restent raisonnable. Comptez 50 HK$ dans un petit restaurant.

 

-En général

La vie est très bon marché en Chine pour le voyageur occidental. Seul bémol, l’entrée aux sites touristiques est souvent excessive, en particulier pour le parc de Jiuzhaigu (22€ en haute saison).

Contrairement à l’Inde, les Chinois payent le même prix que les étrangers.

Dans l’ouest du pays, comptez 15-20 euros par jour, un peu plus si vous vous déplacez. Pour un mois, comptez environ 500€ si vous êtes serrés niveau budget.

Peuple et culture

 

Le pays

 

Le communisme

 

Religion

 

Le pays

 

Vieille de plusieurs millénaires, la civilisation Chinoise a connu nombre de bouleversements, de découvertes qui ont bâti son histoire et sa culture.

Très honnêtement, il serait présomptueux de notre part de prétendre avoir compris la culture et le mode de vie chinois en si peu de temps. Aussi nous allons simplement vous donner quelques clés pour être le mieux préparé lors de votre séjour dans l’empire du milieu.

Le nom Chine désigne le pays à l’international, les chinois l’appellent Zhongguo : le pays du milieu.

Traditionnellement, les Chinois considèrent leur pays comme le centre du monde, puisque les autres sont les « pays autour ».

Le pays a toujours été assez refermé sur lui même, avec en point d’orgue la période Mao Zedong où les frontières étaient fermées. De nos jours la trace de cette période reste bien ancrée dans les esprits et les Chinois ne s’intéressent que peu aux événements internationaux.

La plupart ont un niveau d’anglais inexistant et leurs connaissances internationales limitées. Aussi voir un étranger provoque toujours un étonnement, dans l'ouest du pays surtout.

Ne soyez pas surpris si, assis à une échoppe pour manger un bol de nouilles, vous apercevez des dizaines de passants qui s’arrêtent pour vous dévisager avant de reprendre leur chemin.

 

Hong Kong  

Ancienne colonie anglaise, Hong Kong est redevenue Chinoise en 1997. Pour une durée de 50 ans, le système économique de Hong Kong ne change pas. La ville attire les entrepreneurs du monde entier et est le pôle économique majeur en Asie. Le centre du capitalisme à la Chinoise…

Certains voyageurs évitent la Chine car ce pays est « contre leurs convictions » : le non respect des droits de l’homme, le soutien au Soudan ou à la Birmanie, le Tibet et les exécutions massives attisent la colère de la communauté internationale.

Malheureusement face aux enjeux économiques, les voix de ceux qui souffrent ne font pas beaucoup de bruit.

 

Le communisme en Chine

hong kong

Le parti communiste Chinois prend le pouvoir en 1949 à la place du Kuomintang de Tchang Kai Tchek. Ce dernier se réfugie à Taiwan et est considéré des années après comme le dirigeant Chinois.

C’est pourtant Mao Zedong et sa bande qui règne sur le pays. 

Son but est de réorganiser l’agriculture et de nationaliser l’industrie. Il demande alors à ceux qui ne sont pas d’accord avec ses projets de faire entendre leur voix.

Le nombre d’opposants dépasse celui prévu par Mao qui a pu identifier les réfractaires pour mieux les décimer.

Mao peut alors mettre son plan à exécution afin de devenir une grande puissance communiste en 15 ans : le grand bond en avant.

Il orchestre une surproduction des récoltes, réorganise les marchés. Mais les nouvelles structures sociales se perdent en surcharges administratives, les paysans sont complètement perdus, leurs récoltes pourrissent et ils meurent de faim.

 

Le grand bond en avant s’avère être un grand bond en arrière qui aura causé la mort de plus de 30 millions de paysans.


Mao perd alors son statut de leader incontesté du parti. Il le récupèrera grâce au soutien de l’armée et de son petit livre rouge qui lui permet, grâce à une lourde propagande, de mettre en place « l’idéologie Mao » en Chine. 

Il veut créer un homme nouveau, débarrassé de toutes les futilités. Les temples sont détruits, des affiches aux slogans nationalistes sont diffusées, chacun est vêtu de bleu pour rester dans la masse, chacun dénonce celui qui peut être opposé à la réforme et qui sera exécuté après un procès public au coin de la rue : c’est la révolution culturelle.

Les opposants sont envoyés dans les campagnes pour y réapprendre les bonnes manières.

Après plusieurs révoltes dans un climat de terreur et d’insécurité, le calme revient.

Mao meurt en 76 et Deng Xiaoping entreprend de moderniser et de rééduquer, non sans mal, le pays.

Les entreprises gardent leurs bénéfices et des zones économiques spéciales sont créées pour commercer avec l’international.

Mais ces progrès ne profitent qu’a quelques uns. La délinquance et la corruption font leur apparition. Les chinois se rassemblent en 1989 dans les grandes villes pour manifester leur mécontentement et leur volonté d’une démocratie. Ils sont plus d’un million sur la place Tian an Men à Pekin. Le 1er ministre Li Peng envoie les chars tirer sur la foule.

La Chine est et restera un pays au parti unique totalitaire.

Les années suivantes, le pays connaît un développement économique incroyable, récupère Hong Kong et prend soin d’étouffer toutes velléités contestataires. La censure est omniprésente. L’apparition d’Internet n’y échappe pas et de nombreux sites sont inaccessibles depuis la Chine.

Sous Hu Jintao, la Chine rentre à l’OMC, fait affaire avec les pays du monde entier, organise les JO, une exposition universelle. Le pays comprend et adapte les rouages du libéralisme au communisme.

Bientôt au sommet du monde, les Chinois obtiendront ils la 5ème modernité réclamée depuis 40 ans : la démocratie ?



Religion

 

On ne peut pas réellement parler de religion en Chine. Depuis des millénaires, les Chinois ont raconté des mythes, pratiqué des rituels au sommet duquel était l’empereur.

Peu à peu d’autres modes de pensée se sont introduits. L’enseignement de Confucius, basée sur la hiérarchie et l’autodiscipline et le Taoisme du légendaire Lao Tseu et son principe de la non action ont tous les deux connus une dérive religieuse, si bien que des temples ont fleuri le pays.

Le bouddhisme est très présent en Chine et également au Tibet, sous une autre forme.

Dans le Yunnan, les invasions musulmanes ont laissé quelques mosquées et pratiquants, ainsi que les Uighurs dans la province autonome du Xinjiang, près du Kazakhstan.

 

-Le confucianisme

Confucius a vécu une vie très simple 500 ans avant JC.

Motivé par une infatigable envie d’apprendre, il devient enseignant très tôt avant de devenir magistrat, mettant en avant ses idées humanistes auprès de ses supérieurs.

Mais comme personne ne met en pratique ses propositions, Confucius parcourt le pays à la recherche d’un souverain qui l’écoutera. Il rentrera au bout de 12 ans pour continuer à apprendre et enseigner.

Sans parler d’esprits ou de morts, Confucius a tenu à mettre l’Homme au centre de sa pensée. Conscient que l’homme ne peut pas vivre en harmonie avec la nature à l’état sauvage, il doit vivre en harmonie dans la société.

Il a alors fondé sa théorie sur la bonne conduite, la hiérarchie sociale, la sagesse et les relations saines. Son enseignement a influencé des générations de Chinois, du fonctionnement des familles et le respect des aînés jusqu’aux institutions politiques.

Une dérive religieuse est ensuite apparue et fut même religion d’état et enseignée à l’école jusqu’à l’avènement de la république populaire de Chine en 1949.

Cette philosophie a su intégrer le taoisme et le bouddhisme et influence encore fortement les relations sociales et hiérarchiques en Chine.

 

-Le Taoisme  taoiste

Le Taoïsme est un courant de pensée né au VIème siècle avant JC.

Le légendaire Lao Tseu aurait écrit le Tao Te King, le livre de la voie et de la vertu, tout en non dits et formes obscures qui prêtera à de nombreux débats sur son interprétation.

Le livre évoque le caractère sacré, inconnaissable et indicible du Tao. Le Tao est hors du temps, il englobe tout au sens le plus large du terme. L’humain a créé le vrai, le faux, l’abstrait, le concret, les objets, les noms, pour pouvoir se repérer mais tout ceci fait partie du Tao.

Puisque le Tao est indéfinissable, le Taoïste propose de ne pas chercher à le comprendre mais plutôt à l’intégrer par le principe de la non-action. Le taoiste doit se libérer l’esprit et s’alléger de ces questions qui n’auront jamais de réponse pour ne faire qu’un avec le Tao.

Par la suite, une branche du Taoisme est devenu une religion sous l’action des huit immortels. Des devins et alchimistes furent engagés pour donner la vie éternelle aux empereurs. Certains sont morts en buvant les potions concoctées…

Au XIVème siècle le Confucianisme remplace le Taoïsme comme religion d’état mais cette dernière garde de nombreux adeptes.

 

-Le bouddhisme :

 

-La vie de Bouddha :

Le bouddhisme est né en Inde, fondé par Siddarta Gautama, devenu le Bouddha.

Siddarta était un prince préservé de la cruauté du monde par son père, marié à sa cousine avec qui il a eu un fils.

A 29 ans, lors d’une sortie de chasse, il voit au dehors un malade, un mendiant et un mort puis un moine qui lui indique la voie spirituelle à suivre.

Là il comprend que le monde n’est pas tout beau et il part de chez lui la nuit sans réveiller sa femme et son fils pour éviter les adieux difficiles.

Le problème est qu’on le reconnaît dans tout le pays. Il se rase les cheveux et enlève tout signe de richesse et suit pendant un temps la vie d’ascète, comme le lui avait suggéré le moine, avant de juger que la souffrance de cette condition de moine mendiant ne mène nulle part.

Après avoir négocié un petit espace de pelouse, il s’assoit sous un figuier où, après bien des épreuves mentales (des démons viennent l’attaquer, des femmes le séduire… ) il ne craindra plus la peur, il verra la vérité, il atteint l’illumination.

A partir de là, c’est sermon et méditation. 1er discours à Sarnath, à côté de Varanasi en Inde, où il enseigne la voie du milieu. Il ne faut pas être trop riche mais pas trop dépourvu non plus.

A sa mort, à 80 ans, Bouddha est libéré du cycle de réincarnation, le Samsara et atteint le Nirvana. Ses disciples ayant eux aussi atteint l’éveil (les boddhisattvas) reprennent e flambeau mais restent dans ce bas monde pour montrer la voie à suivre aux autres.

 

-le bouddhisme :

Selon la tradition bouddhiste, chaque être vivant appartient à un cycle de renaissance permanent, le Samsara. Chaque être est condamné à errer et se réincarner au cours de ses différentes vies sous toutes les formes possibles. La réincarnation suivante dépend de notre Karma lors de la vie présente.

Pour faire simple, toutes nos pensées ou actions dans notre vie sont enregistrées et rapportent des points ou au contraire, du malus. A notre mort, le total des points définit notre Karma final et décidera de notre réincarnation selon un classement assez précis.

Et le bouddhisme dans tout ça ? Et bien le bouddhiste cherche à atteindre le Nirvana. Rien à voir avec un groupe de rock, il s’agit du top score du Karma, le game over du Samsara, la fin du cycle des réincarnations.

A la fin de sa vie, Bouddha a enseigné son savoir (le dharma) à ses disciples (la sangha). Il a découvert les 3 aspects principaux de l’existence : la satisfaction impossible, la nature éphémère et la non substantialité de toute chose.

Pour se libérer du Samsara, le bouddhiste doit prendre conscience de 4 vérités :

-la souffrance,

-l’origine de la souffrance –désir, attachement, avidité, colère et surtout ignorance - ,

-la cessation de la souffrance

-et enfin le chemin menant à la fin de la souffrance qui suit le noble sentier octuple (compréhension juste, pensées juste, parole juste, action juste, mode de vie juste, effort juste, attention juste, concentration juste)

Après avoir pris conscience de ces 4 vérités, le bouddhiste atteint l’éveil, sorte d’extinction du désir, des illusions et de l’ignorance, causes des souffrances. A sa mort, il atteint le Nirvana.

moine tibetSelon Bouddha, la voie menant au Nirvana n’est pas écrite. Chacun doit trouver la sienne en suivant ses préceptes de voie du milieu.

 

-Le bouddhisme en Chine :  

Le bouddhisme Mahayana s’est répandu en Chine, partant du principe que tout le monde peut atteindre l’éveil. La religion s’est adaptée au confucianisme et au taoisme.

Au Tibet, le bouddhisme Vajrayana insiste sur le fait que les Boddhisattvas ayant atteint l’éveil restent dans le Samsara pour aider les êtres à se libérer de la souffrance.

Religion d’état, le Tibet était sous l’autorité spirituelle du Dalaï Lama, réincarnation du Boddhisattva de la compassion, jusqu’en 1959 et l’invasion Chinoise.